 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Louise Ebrel L'héritière des sœurs Goadeg Propos recueillis par Dominique Le Guichaoua.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
|
Triste coïncidence ! Au moment même où cet article se préparait, Eugénie, la dernière des sœurs Goadeg rendait son dernier souffle à l'âge de quatre vingt treize ans (1). Voilà maintenant les fameuses chanteuses bretonnes entrées définitivement dans la légende. Il s'en est d'ailleurs fallu de peu pour que tout s'arrête là, car si chacun s'accorde à dire aujourd'hui que Louise Ebrel, la fille d'Eugénie a repris, et comment, le flambeau familial, les aléas de la vie auraient pu faire qu'elle passe complètement à côté de cet extraordinaire héritage. Bien connue dans les festoù-noz qu'elle enflamme par un incroyable dynamisme avec son compère Iffig Flatrès, Louise ne cache pas son affection pour l'interprétation des gwerzioù et, lorsque l'idée s'annonce passionnante, elle accepte de s'engager sur des projets originaux comme « L'abri du marin », un spectacle de lecture et chant sur le thème du monde de la pêche proposé pour la seconde saison consécutive par la scène nationale de Quimper. Mais revenons une quarantaine d'années en arrière quand…
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Louise - Albert -Eugénie. 18 avril 1997. 40ème anniversaire de Coop Breizh à Spézet. Louise avec sa mère Eugénie Goadec et Albert Quelven. Photo : Dominique Le Guichaoua.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
…les sœurs Goadeg devinrent populaires « C'est en 1956/57, lorsque Lœis Roparz a relancé les festoù noz que mes tantes et ma mère commencèrent à aller chanter à l'extérieur. Avant cela les festoù noz n'étaient pas comme on les connaît aujourd'hui. On appelait ça le fest noz « patatez » (patates) quand les gens restaient ensemble après certains travaux à la ferme. C'est Albert Trividic de Carhaix qui parmi les premiers les a entraînées à chanter en dehors de chez elles. En fait elles n'ont que chanté que très rarement à cinq. J'avais une tante qui habitait Châteauneuf du Faou. Un jour qu'on l'avait invitée à chanter à Treffrin elle a dit qu'elle voulait bien y aller à condition que toutes ses sœurs viennent aussi. Elles ont donc chanté à cinq pour le pardon de Treffrin en 1957. A peu près à la même époque elles ont chanté à Châteauneuf et c'est là que Georges Le Meur (l'ancien maire) était allé réveiller un photographe amateur pour venir prendre la fameuse photo, l'une des rares, sinon la seule sur laquelle on les voit ensemble toutes les cinq. En fait les sœurs Goadeg ont commencé à deux : Tasie et Tanon. Ce n'est qu'une année après qu'Eugénie s'y est mise à son tour. Elles savaient toutes les mêmes chants mais celle qui les connaissait le mieux et qui a toujours chanté même quand elle était petite c'était Tanon. Elle était toujours malade et certains disaient qu'elle n'aurait pas vécu. C'est auprès d'une de ses grandes tantes qu'elle apprenait les chants. C'est pour ça que Tanon en savait beaucoup plus que ma mère et ma tante Tasie qui possédaient quand même un bon répertoire qu'elle avaient appris dans les hangars après les battages. Et puis, ma grand mère avait un bistrot à Treffrin et mon grand père a été vingt cinq ans sacristain. Le bistrot était à côté de l'église donc il y avait plein de monde à venir. Autrefois à côté du bistrot il y avait aussi un bout de terre avec trois ou quatre vaches. Il y avait toujours des chants dans ce lieu là. Pour les sœurs Goadec, comme pour les frères Morvan à la même époque c'était assez facile de chanter parce qu'ils avaient la même intonation de voix, la même façon d'interpréter. En fait à trois c'est plus difficile pour les diskaner. Le kaner, lui,va toujours emmener la danse mais les autres il faut qu'ils répondent bien en même temps, qu'ils prononcent de la même manière et tuilent les mots de la même façon. Il y a plein de choses comme celles là dont il faut tenir compte. Je me souviens que chez nous à la ferme on chantait tout le temps. Dans les champs en binant les betteraves, en faisant différents travaux. Même à l'église! Ma grand mère avait deux sœurs et les gens des communes avoisinantes venaient à la messe à Treffrin rien que pour écouter les filles Claude chanter et quelques années plus tard, les sœurs Goadec. Quand elles chantaient en latin c'était quelque chose ! A leurs débuts elles accompagnaient le cercle celtique de Carhaix. Moi j'y suis allée aussi une ou deux fois mais je n'aimais pas trop parce que je parlais moins breton et la prononciation n'était pas pareille donc j'avais tendance à les gêner un peu. Dans les années soixante elles firent la connaissance d'Alan Stivell qui fut séduit par la qualité de leurs voix et de leur répertoire.
Pour les contacter il n'y avait pas le téléphone. C'était Tanon qui tenait le petit cahier. Beaucoup de jeunes venaient les voir et les chercher parce qu'elles n'avaient pas de voiture. Les gens leur écrivaient et Tanon répondait. C'est elle qui tenait les comptes. Comme ma tante avait une ferme il fallait qu'elle traie les vaches avant d'aller chanter. Le circuit était souvent le même. Les gens embarquaient ma mère à Carhaix après un café-crêpes. Ensuite ils faisait quatre kilomètres pour aller à Tachen ar groaz chez Tanon à Treffrin : deuxième café-crêpes. Après c'était chez Tasie à la ferme : « Oh mais vous prendrez bien un café quand même ! On va pas partir comme ça sans prendre de café! » Finalement ils partaient et dans ce sens là ça allait, mais pour revenir il arrivait que la personne qui les ramenait avait un peu bu. Là il se racontait des choses dans les voitures. Une fois Tasie a cru que le 2CV allait plus vite qu'une Mercedès, tellement ça bougeait dans les virages. Pour le fest noz de Pont-Melvez près de Guingamp, c'était toujours le curé qui venait les chercher. Il avait la soutane et une vieille 2CV. Il lui fallait aussi prendre les sonneurs de couple à Poullaouen. Cette fois là me disait ma mère, on était sept dans la voiture. Tanon et Tasie derrière avec deux musiciens et Eugénie devant. Avant d'aller au fest-noz il y a un gars qui faisait du stop et le curé s'est arrêté. Ma mère lui a dit « On ne vas pas s'arrêter pour prendre celui là quand même ». « Ah si, si, si, ! ! ! » « Mais où vous allez le mettre alors ? » « Sur tes genoux ! ! ! ». Les sœurs Goadec disaient au curé attention on va aller dans le fossé et lui répondait toujours, mais non, mais non, le bon Dieu est là ! Un mois après il y avait encore un autre fest-noz par là-bas mais le curé n'était pas revenu. Il avait eu un accident ! Une autre fois on est venu les prendre en Jaguard pour aller au Faouët… On n'a malheureusement pas de photos de tout ça. Elles avaient des tas de choses comme celles là à raconter. On les ramenait toujours après les festoù noz et souvent au retour elles chantaient des choses qu'elles ne chantaient pas autrement. Les gens s'occupaient beaucoup d'elles quand elles arrivaient. Ils aimaient tellement leur faire plaisir. Il y avait tout le temps du café, des gâteaux et des crêpes sur la table. Elles avaient beaucoup de plaisir à aller chanter. Ça n'a jamais changé leurs habitudes. En fait pour elles c'était tout naturel de chanter. Elles l'avaient tellement fait lorsqu'elles étaient jeunes. Pour moi également c'est naturel de chanter. Je ne fais pas un monument de ça. On m'a donné une voix tout simplement et c'est pour ça que parfois j'ai du mal à comprendre que l'on dise « Mon Dieu comment elle fait ? » En fait il faut aimer chanter. Je me retrouve souvent dans des endroits où des gens gardent un souvenir très ému du passage des sœurs Goadec dans leur commune. Se sont des choses qui restent. C'était tout simple. Il n'y a juste que lorsqu'elles sont allées à Bobino en 1973 qu'elles ont trouvé que là ce n'était pas simple du tout. Elles ont trouvé les gens très compliqués. Il n'y a pas si longtemps encore quand on demandait à ma mère si c'était bien, elle répond en plaisantant : « Je ne sais pas on n'a vu personne !» Forcément. Elles étaient sur scène avec toute la lumière dans les yeux. Mais on ne sait pas si ça les a vraiment gêné parce que le disque enregistré lors de leur passage est remarquable, c'est super ce qu'elle ont fait là. Elles trouvaient en fait qu'il y avait beaucoup de chichis autour d'elles. Elles avaient aussi été emmenées au Folk Club « Le Bourdon », mais elles avaient refusé d'aller dans l'émission de José Arthur parce qu'elles trouvaient qu'à la télé ou à la radio il se disait des choses qui ne leur plaisaient pas. Ce qui a été désagréable ce sont les articles de certains journalistes qui ont écris qu'elles étaient venues avec leurs sabots et qu'elles avaient laissé leurs vaches après elles. C'était un peu méchant. C'est pour ça que ma mère est devenue assez méfiante par rapport aux journalistes. Ma tante parlait d'avantage mais ma mère disait souvent « faut pas raconter trop de choses à ceux là ! » Certains d'entre eux dans la région étaient étonnés qu'Eugénie ne veuille pas les recevoir. Elles n'ont je crois pas trop ressenti que des gens pouvaient profiter d'elles. En fait elles aimaient bien chanter et ne tenaient pas trop compte de ces choses là. Elles faisaient des sorties, elles voyaient du monde, elles rigolaient… Plein de gens aimaient venir s'asseoir près d'elles. Si on voulait rester à côté des Sœurs Goadec il ne fallait pas se lever sous peine de perdre tout de suite ta place. Il y avait plein de jeunes. Je crois que ça les a aidé à vieillir parce qu'elles sont restées à leur contact. Chez Tanon il en est passé du monde. Il y a des gens qui venaient parler tout simplement, mais d'autres aussi qui cherchaient à récupérer des chants. »
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
As tu suivi ce redémarrage ? « Je savais ce qu'elles faisaient mais comme je travaillais, je ne pouvais pas suivre tout ça. En 1958, je suis partie à La Forêt Fouesnant et comme je me suis remariée je suis restée là-bas. Au début c'est ma sœur Renée qui allait les conduire aux festoù-noz. Après ce sont les organisateurs qui venaient. En fait elles chantaient souvent pour pas grand chose. Elles n'allaient pas pour se montrer sur le podium mais pour le plaisir de chanter. Juste avant de commencer elles se demandaient toujours ce qu'elles allaient faire. Elles ne répétaient jamais mais comme elles connaissaient parfaitement leurs chants elles pouvaient les choisir au dernier moment. »
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Voix de femmes: Création du spectacle « Voix de femmes de Bretagne » au Triskell à Pont L'Abbé. De gauche à droite, Klervi Rivière, Louise Ebrel, Lydie le Gall, Marie Aline Lagadig, Annie Ebrel. Photo : Dominique Le Guichaoua.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Même en constatant qu'on les considérait de plus en plus, tu ne t'es pas intéressée à leur répertoire à ce moment là ? « Quand on était jeunes, je chantais toujours en français. Je connaissais les chants bretons parce que je les avais entendus par ma grand mère. Elle était couturière. Je me souviens qu'avant de rentrer à l'école au mois d'octobre, elle venait à la maison pour nous faire nos saraux. Quand elle était de bonne humeur elle chantait. Il ne faut pas oublier que les Sœurs Goadeg chantaient aussi en français des choses apprises sans doute sur des feuilles volantes. Chacune avait sa chanson préférée. Ma mère je me souviens m'a appris « Maritza ». Je me demande comment elles se rappelaient des airs puisqu'elles n'avaient pas de radio. A cette époque le répertoire en breton ne m'intéressait pas. Je savais le lire puisque j'avais appris mon cathéchisme en breton mais à l'école on était punis si on le parlait. Comme j'ai travaillé vingt ans dans la restauration après avoir quitté Carhaix, j'ai eu moins l'occasion de le pratiquer. Dans les repas, aux mariages, etc… on avait l'habitude de me demander de chanter. J'aimais bien Edith Piaf, Mariano, Montand, Aznavour, Mouloudji, Petula Clark, Nana Mouskouri, Jean Ferrat… un peu de tout. C'est par goût que je chantais. Je me dis maintenant que si de mon temps on avait eu le droit de chanter en breton j'aurais peut être pu faire carrière là-dedans. Mais à cette époque là il n'en était pas question. Ça aurait sûrement été mal considéré. Dans les années 80 ma cousine de Motreff m'a dit qu'elle ne comprenait pas pourquoi je ne chantais pas en breton. Elle était dans le milieu puisqu'elle chantait avec Pierre Baudouin et Maï Poher, mais moi, installée en région quimpéroise, j'avais quitté tout ça. A dix huit ans je suis allée à Paris et après j'ai travaillé un peu partout. Je pouvais parler breton mais ça ne devait sans doute pas m'intéresser plus que ça. J'avais même fini par oublier beaucoup de mes mots. »
En stage avec Yann Fañch. « Un beau jour j'ai entendu à la radio Jean François Kemener. Et tout d'un coup je me suis dit : mais je connais ça, les sœurs Goadec le chantent ! Alors je me suis inscrite à un stage en me disant que j'avais sans doute oublié beaucoup de choses. C'était en fait Yann Fañch qui l'animait, à Brest. Je ne prononçait pas tout à fait le breton comme lui parce qu'il est de Ste Trefrin à la frontière du Morbihan, mais les airs qu'il chantait étaient les mêmes que ceux que j'avais entendus. On se connaissait bien. Il travaillait avec ma sœur et connaissait aussi ma mère. La première fois qu'il est venu voir les sœurs Goadec, il devait avoir seize ans. Il a passé la soirée au pied du podium à les regarder chanter. Comme d'autres il était fasciné de voir comment ça tournait. C'est dans le milieu des années 80 que l'envie m'est venue de reprendre ce répertoire que dans le fond je possédais. Nous étions six enfants dans la famille et finalement il n'y a que moi qui chante. J'aime bien les mélodies mais quand on pratique le kan ha diskan les gens pensent qu'on est spécialisé uniquement dans ce genre. Petit à petit j'ai fini par bien connaître le répertoire de sœurs Goadec et je me suis mise à chanter avec Roland Péron qui me demandait de venir à des petites fêtes. Finalement ça a été pour moi assez facile, mais je répétais beaucoup. Je ne voulais pas aller sur scène faire n'importe quoi. J'ai chanté dans les églises, dans les kermesses et j'ai fait cinq ans avec le bagad Sonerien an aod de Pont l'Abbé. J'ai même participé à des défilés habillée en bigoudène. En fait je crois que je n'aurais pas chanté si Albert, mon mari, ne m'avais pas poussée. Avec l'âge j'ai moins de complexes mais il fut un temps je faisais un peu comme ma tante Tanon qui pensait que tout ce qui passait à la télé était formidable. J'ai eu de mauvais souvenirs parce qu'il y en a qui m'on balancé des méchancetés. Moi qui n'était pas du tout dans le milieu de la musique à cette époque, j'étais isolée et un peu désemparée. Même maintenant, je suis beaucoup plus à l'aise dans un groupe avec lequel je suis bien. Je le redis, chanter est pour moi quelque chose de naturel et je ne comprend pas pourquoi certains ont une grosse tête parce qu'il chantent ou font de la musique. J'imaginais naïvement que dans le milieu musical breton tout le monde était ensemble. Mais non ! J'ai vite compris que c'était souvent le contraire !
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
...Avec Denez Prigent Toutes les petites invitations que j'ai reçues ont fait que j'ai progressivement changé de répertoire. Au milieu des années 80, nous avons fait la connaissance de Hervé Villieu qui m'a dit que si j'avais envie de rencontrer du monde, je pouvais aller au Guilvinec où l'association Emgleo proposait tous les vendredis de la danses et du chant. Une fois, Denez Prigent est venu accompagner quelqu'un à l'une de ces soirées et il m'a proposé de chanter une gavotte des sœurs Goadec. Je ne le connaissais pas mais on a fait un chant ensemble. J'ai vu plus tard dans la presse qu'il passait à Chateaulin au Run ar Puñs. Comme je savais qu'il s'intéressait aux sœurs Goadec j'y suis allée. A l'entracte il m'a dit puisque tu es là on va leur chanter un fisel. Moi ? Là devant tout le monde ? Sûrement pas ! Dans la cuisine si tu veux, mais pas sur scène ! Il a tellement insisté que finalement j'ai accepté et ça a été bien. Depuis ce soir là j'ai fait beaucoup de concerts avec lui, sur des grandes scènes entre 1991 et 95 : les Francofolies, de grands festivals, Marne La Vallée, les Eurofolies, Toulouse, Paris, Ile de Ré, Festival Interceltique… Quand il a commencé à jouer avec des musiciens j'ai moins participé à ses spectacles. Denez sait très bien ce qu'il fait et où il va. Il m'a appris beaucoup de choses par rapport au milieu et surtout il m'a toujours dit : « n'importe où tu chanteras fais le toujours comme il faut ». Il a beaucoup de rigueur et un bon esprit. Il m'a aussi appris comment être sur scène à réfléchir à mes tenues, à devenir plus rock ! ! ! (rires). Pendant toute cette période j'ai eu l'occasion de rencontrer beaucoup de monde. Lorsque j'ai commencé avec lui c'était au théâtre Max Jacob de Quimper. Il n'avait pas de musicien à l'époque et se rendait bien compte qu'il était difficile d'assurer une heure et quart tout seul sans lasser le public qui souvent ne comprend pas le breton. Voilà pourquoi il m'a demandé de venir chanter en kan ha diskan pour pimenter d'avantage son concert. J'ai appris à partir de là à construire un répertoire pour que le concert ne soit pas trop linéaire. La musique a mon avis est également nécessaire parce que le chant breton a cappella ne captive pas le public pendant longtemps. Il y a forcément des choses qui marchent dans la région où l'on vis, là où l'on est bien connu, mais quand il s'agit de transposer le concert ailleurs c'est autre chose ».
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Louise - Denez : Avec Denez Prigent Théâtre Max Jacob Quimper 1993 . Photo : Dominique Le Guichaoua
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|