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Mais la harpe et les harpistes connurent des temps très difficiles, supplantés par les cornemuses et pourchassés en 1600, par les Anglais en Ecosse, en Irlande et au pays de Galles. Arrivée en Bretagne sans doute au Ve siècle à l'époque du roi Arthur, elle y déclina aussi en faveur des cornemuses. Elle connut un premier regain d'intérêt à la fin du XVIIe siècle, à une époque où la musique baroque et la musique traditionnelle avaient encore des fond communs. C'est l'époque de O'Carolan, le plus célèbre des harpistes irlandais, qui est probablement le seul compositeur à s'être glissé dans le répertoire dans le répertoire des musiciens traditionnels. Puis, ayant passé un moment dans un oubli presque total, la harpe celtique en est ressorti à la fin du XIXe siècle, grâce au mouvement néo-druidique renouant avec des traditions anciennes, puis plus tard en Ecosse. En 1966, Alan Stivel, harpiste d'exception, ne se contente plus d'accompagner des chansons ou de jouer du répertoire standard, mais interprète aussi des airs de danse avec une grande dextérité et ouvre la voie prise par de nombreux musiciens.
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